Le 22 avril 2007, les électeurs français seront appelés à élire leur nouveau président de la République. A ce titre, nous vous proposons un coup d'oeil critique sur les principales mesures environnementales des candidats à l'Elysée. Nous suivrons notre ordre alphabétique avec Gérard Schivardi représentant du Parti des Travailleurs.
Méthode
Cet article est le onzième d'une série de douze (un par candidat) analyses succinctes et synthétiques des mesures environnementales de chacun des prétendants à la présidence de la République française.
Cette série d'articles a un double objectif :
- lister les principales orientations environnementales du programme politique que les candidats défendent,
- critiquer (positivement et négativement) les mesures dégagées sous un angle environnemental, de manière la plus indépendante et objective possible (ce qui est bien sûr impossible).
Nous nous garderons bien de noter les programmes des candidats, même si l'exercice de communication est tentant et déjà exploité par d'autres. En effet, l'environnement, comme la politique sont des domaines très complexes et toute note serait forcément réductrice.
Ainsi, nous espérons apporter un petit éclairage supplémentaire aux électeurs dont l'écologie est une préoccupation sérieuse.
Nos observations sont présentées avec une police en italique, tandis que les mesures restent en police normale.
- Le meilleur moyen de préserver l’environnement [dans l'agriculture] est d’abord de maintenir de nombreux paysans dans nos campagnes. Aller vers une agriculture industrielle, supprimer les paysans, cela signifie un saccage effroyable de nos terres cultivables et de notre environnement. Moins il y a de paysans, et plus on doit avoir recours à des méthodes contestables : herbicides, pesticides, etc.
C'est une réalité comme en témoigne l'agriculture biologique qui emploie plus de main d'oeuvre que l'agriculture intensive. Toutefois, il ne suffit pas de maintenir les populations, il faut également s'engager dans des méthodes plus respectueuses de notre environnement et de notre santé.
- Seule une recherche scientifique indépendante, financée par l’Etat, est à même de nous dire si les O.G.M sont dangereux ou utiles. Pour cela il faut augmenter les moyens de la recherche, créer des postes de chercheurs.
Au niveau alimentaire, il n'y a pas besoin de faire d'études pour se rendre compte de l'inutilité des OGM. Dans un premier temps, un moratoire est indispensable.
- Depuis des années, les agriculteurs sont taxés de pollueurs, de gaspilleurs d’eau potable. Mais il se trouve qu’en de nombreuses régions de France, les agriculteurs disparaissent pour laisser place à des golfs privés, pour lesquels il faut d’énormes quantités d’eau.
C'est en partie exact, toutefois, l'agriculture (et notamment la culture de maïs encouragée par la PAC) est le secteur qui consomme le plus d'eau en France.
- Il faut bien sûr protéger la biodiversité. Depuis des années, au nom de la rentabilité, on a vu disparaître de nos cultures de nombreuses variétés, et cela est inquiétant pour l’avenir. L’uniformisation, la standardisation peuvent à terme créer de graves problèmes par appauvrissement des ressources génétiques.
La biodiversité des espèces cultivées s'appauvrit effectivement, ce qui n'est pas sans risque sur la sécurité alimentaire et la main mise des agro-industries sur le vivant.
Les thèmes qui font défaut ou sont trop faiblement exprimés dans le programme du candidat
Dans le désordre :
- la lutte contre les émissions excessives de gaz à effet de serre
- la lutte contre la pollution de l'air
- la lutte contre le bruit et la pollution lumineuse
- la diminution des déchets
- l'adaptation au changement climatique et la gestion des risques
- la place de la France dans les politiques internationales en matière d'environnement
- la diminution de notre consommation de biens et la dématérialisation de l'économie
- l'agriculture biologique
- les transports
- l'énergie
- l'éducation à l'environnement
- le bien-être animal
Avertissements
Les mesures reprises sur cette page émanent directement du programme politique officiel du candidat, il n'y a pas de mesures cachées, sous-entendues ou vaguement prononcées au détour d'une caméra. De surcroît, nous ne prétendons pas à l'exhaustivité, le programme du candidat peut avoir des conséquences environnementales de par ses choix dans d'autres domaines.
Notre analyse ne porte que sur les principales mesures environnementales des programmes. N'oublions pas qu'un programme politique doit concilier un certain nombre d'objectifs qui ont attrait à diverses thématiques.
Enfin, notons bien que les promesses n'engagent que ceux qui y croient, ce qui signifie qu'il faut aussi relativiser la portée et la concrétisation des mesures préconisées par les candidats.
En savoir plus
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Christophe Magdelaine - notre-planete.info (tous droits réservés)