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Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualité ]Le différentiel de croissance avec le PIB s'accentue
En 2000, la dépense de protection de 'environnement s'établit à 26,1 milliards d'euros, soit une hausse de 7% par rapport à 1999, nettement supérieure à la hausse du PIB (+4%). Cette croissance provient essentiellement des investissements (+12,2%) tandis que la dépense courante connaît un certain ralentissement, avec une hausse de 5,3% (contre 6,3% en 1999).
Forte reprise des investissements des collectivités locales
Globalement, la poussée de 2000 est due principalement à la très forte reprise des investissements des administrations publiques (+16,4% par rapport à 1999), influencée par les forts montants d'investissements des collectivités locales à l'approche des élections municipales et par la mise en conformité des réseaux d'assainissement. Côté dépenses à l'initiative des entreprises, le rythme annuel d'accroissement des dépenses courantes se ralentit (+6,6% en 2000 contre +7,7% en 1999), alors que les investissements composés à 75% d'investissements antipollution du secteur industriel, augmentent de 7,6%.
Forte croissance du secteur de la récupération des déchets
Parmi les autres dépenses liées à l'environnement, qui ne sont pas incluses dans les chiffres précédents, n'étant pas à proprement parler des dépenses de "protection", notons la forte croissance du secteur de la récupération, avec +31% par rapport à 1999. Croissance que l'on retrouve dans les chiffres liés aux emplois, qui passent de 29 200 à 32 300 (+15,7%) dans ce secteur.
Forte croissance de l'emploi environnemental
Avec 325 000 emplois, le secteur de l'environnement progresse de 5,8%, enregistrant la création nette de 17 700 emplois. C'est le secteur privé qui a embauché le plus en 2000 (près des trois quarts des nouveaux emplois), contrairement aux année précédentes où les emplois publics ou non marchands évoluaient le plus. Mais cette hausse de l'emploi environnemental pourrait s'infléchir en 2001, au regard du ralentissement de l'activité économique générale et de la baisse attendue des investissements des administrations publiques.