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Y aura-t-il des hirondelles à Noël ? La migration est bouleversée

6334 lectures / 3 commentaires13/12/2006, 15:05
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Y aura-t-il des hirondelles à Noël ? La migration est bouleversée
Il n’y a pas que les oies qui tardent à quitter les contrées du nord de l’Europe pour venir passer l’hiver sous nos contrées. Les oiseaux migrateurs au long cours – ceux qui hivernent en Afrique tropicale – semblent être particulièrement tardifs à partir cet automne. Et cette fois, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) le confirme : la situation n’est pas normale !

De mémoire d’ornithologue, on n’avait jamais vu ça. En cette première semaine de décembre, le réseau des observateurs de la LPO et des autres associations signalent des hirondelles un peu partout en France, y compris jusqu’à Dunkerque (Nord). Si l’hirondelle rustique – dont quelques oiseaux hivernent à présent presque chaque année dans notre pays – forme le gros du contingent, on signale aussi quelques hirondelles de fenêtre, et même une hirondelle de rivage dans l’Aude, espèces plus sensibles au froid que leur cousine. Le plus incroyable est cette hirondelle rousseline (originaire du pourtour méditerranéen) observée le 30 novembre… en baie de Somme !

D’autres migrateurs au long cours sont encore signalés en ce moment même dans l’hexagone. Ainsi la rousserolle effarvatte, petit passereau des marais, qui part en août et septembre. Ou encore l’engoulevent d’Europe, aux mœurs nocturnes, et dont un individu a été signalé en Camargue.

Balbuzard pêcheur, milan noir, faucon hobereau, cigogne blanche, pluvier guignard, chevalier stagnatile, sternes pierregarin et arctique, sont autant de migrateurs au long cours – certains hivernants très loin vers l‘Afrique du Sud – qui ont été signalés récemment en migration.

Pour Philippe J. Dubois, en charge du programme « avifaune et changements climatiques » à la LPO, ce phénomène « est un indice de plus que nous sommes témoins de changements climatiques rapides, majeurs, auxquels sont confrontés les oiseaux et singulièrement les migrateurs ». Il ajoute que « la migration n’est pas une processus biologique irréversible. C’est une stratégie adaptative comportementale des espèces face à des modifications de l’environnement et en premier lieu, climatiques. Une espèce sédentaire peut devenir migratrice si les conditions de vie ne sont plus satisfaisantes. De même, un migrateur peut se sédentariser au fil du temps ».

Mais les choses semblent aller très vite à présent. C’est pourquoi la LPO s’interroge, comme la plupart des scientifiques, sur la capacité d’adaptation des oiseaux dans un laps de temps aussi court, puisque ces changements climatiques se font à une vitesse remarquable. Le scénario climatique hivernal comporte encore des incertitudes et nul ne sait quelle sera la bonne stratégie pour les oiseaux : partir ou rester ?

Pour les ornithologues la question n’est donc plus « y aura-t-il de la neige à Noël ? », mais bien plutôt « y aura-t-il des hirondelles à Noël ? ».

Et la migration de printemps ?
La LPO s’inquiète également sur le retour (migration de printemps) des oiseaux qui pourraient ne pas trouver les ressources alimentaires (insectes) dont les pics de production se montreraient trop précoces en raison du réchauffement.

En savoir plus
Notre dossier sur le changement climatique

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Auteur

Ligue pour la Protection des Oiseaux

3 commentaires sur cette actualité

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commentaire eric de Maisons-Alfort - 14/12/2006, 17:33
C'est vrai la situation climatique est anormale sur l'europe,les merles commencent a chanter la nuit à Maisons-Alfort et l'abondance de norritures n'incite pas les migrateurs à partir;en éffets mouches,moucherons,papillons et chenilles,moustiques sont encorent en activité en plein mois de décembre(les papillons sylvains repérés à Maisons-Alfort fin novembre!)de meme les araignées continuent de tisser,j'en prend souvent dans le visage la nuit en partant du travail.Mais aussi les iris refleurissent ainsi que les dahlias(qui n'ont pas encore succombés aux froids)et meme des narcisses en fleur à Fontenay sous Bois!La nature est devenue folle!Mais n'oublions pas les -45°c observés il ya pau en Alaska,les -2°c à Los Angeles et les -17°c de Vancouver!l'effet balancier fur trés violent entre les USA (cote ouest) et les USA (cote est) et l'europe!cela promet encore des surprises climatiques!!!!!!
commentaire Casper Bruxelles - 15/12/2006, 10:24
Je m'étonne de voir le monde scientifique s'interroger sur les cause « effet de serre », arguant la seule cause imaginable (autorisée à investiguer) le CO2 de nous consommateurs.
Quand toute étude qui tend à vérifier quel impacte ont eu pendant 40 ans (années 50 à 80/90) les plus de 2000 explosions atomique en haute atmosphère et Tchernobyl sur les changements climatique, y compris son effet sur « el niños »… sont refusés tant en financement qu’en sujets de thèses…
Qu’attendons nous pour chercher les vraies causes (en incluant TOUS nos effets modernistes) et de VRAIES solutions… urgentes ! qu’il n’y ai plus de faune ?
commentaire antonio - médis - 07/01/2007, 03:10
Malheureusement les tragédies de Tchernobil, d'Hiroshima et les autre n'ont pas suffit a faire prendre conscience a tous les chefs d'états que l'energie nucléaire était dangereuse pour notre plannète. Et ça ne les a pas empéché de continuer a faire peter leur "pétards atomiques" dans le pacifique(merci pour la faune aquatique)et en haute atmosphère ,la radioactivité générée par ces explosions et néfaste pour l'equilibre naturelle et dangereuse pour la santé de chacun.
De plus les réacteurs des fusées spatiales ne créent ils pas des perturbations sur les vents.
Et qui finance tout ça, biensur c'est nous, les contribuables, on leur donne de l'argent et ils nous détruisent notre environnement. Alor qui sont les véritables résponsables ?
ils nous disent qu'il faut faire des économies d' énergie, et qu'il faut "bien isolé sa maison", bientot ils nous feront vivre sous terre,ainsi il auront toute la place pour jouer au aprentis chimistes
QUAND ON FAIT DES BETISES ON LES ASSUME et ENTIEREMENT
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