Le site de référence en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001

english deutsch
Envoyer cette page
Actualités  rss  Plan du site

connexion Se connecter

Login (email)  
Mot de passe mémoriser
 
Devenir membreRetrouver vos identifiants

Plus que 21 jours pour gagner 5 jeux !

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

actu21 décembre 2012 : la fin du monde ?
actu"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle
actuDémographie : la vraie vérité qui dérange
actuLes abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement
actuUn nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord !
actuManger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé
actuLe pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant !
actuLimiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable
actuLe déclin de l'industrie nucléaire
actu7 milliards d'habitants sur Terre
actuPollution de l'air : plus de 2 millions de morts par an

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

Sondage Février 2012

Découvrez l'agenda du mois
> > Février 2012 < <

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre

Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualitéFlux RSS

La fin des produits de la mer pour 2048

11930 lectures / 1 commentaire15 novembre 2006, 10 h 46

La fin des produits de la mer pour 2048© notre-planete.info
Une étude publiée dans la revue Science estime que les ressources marines pourraient avoir en grande partie disparues d'ici à 2050 à cause de la pression insoutenable des activités humaines sur le milieu marin.

Les espèces les plus couramment pêchées actuellement pourraient n'être plus qu'un souvenir en 2048, si la dégradation des milieux marins et la surpêche se poursuivent au même rythme effréné qu'actuellement, telles sont les conclusions d'une étude menée par une équipe d'océanographes et d'économistes publiée dans l'édition du 3 novembre du magazine Science.
"Nos analyses indiquent que sans changement, la situation actuelle laisse présager de sérieuses menaces sur la sécurité alimentaire mondiale, la qualité des eaux côtières et la stabilité de l'écosystème qui affecteront les générations actuelles et futures", écrivent-ils.

L'équipe internationale de chercheurs à l'origine de cette étude s'est basée sur 32 expériences contrôlées, des observations dans 48 aires marines protégées, des données de la pêche mondiale de la FAO (organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) sur les prises globales de poissons et d'invertébrés de 1950 à 2003 et des données étalées dans le temps (archives, carottes, sources archéologiques...) couvrant 1 000 ans d'histoire et 12 zones côtières.
Cette étude, qui a duré quatre ans, montre la perte de biodiversité causée par la surpêche et les pollutions menace non seulement les pêches, mais également la productivité et la stabilité globales des océans, notamment le maintien de la qualité de l'eau par filtrage biologique, la fourniture d'habitats servant de pouponnières pour les espèces marines et la protection des côtes par ces dernières.
"L'océan est un grand recycleur, il absorbe les égouts et les recycle en substances nutritives, il retire les toxines de l'eau, produit de la nourriture et transforme le dioxyde de carbone (CO2) en élément de nutrition et en oxygène", souligne Steve Palumbi, un biologiste de l'université Stanford (Californie, ouest) et co-auteur de ces travaux.
A ce titre, la disparition d'une seule espèce déséquilibre l'ensemble son écosystème, mettant en péril ses autres occupants qui sont interdépendants.
A l'inverse, les zones biologiquement riches où des mesures de conservation et d'interdiction de pêche ont été mises en place, la biodiversité a pu se réinstaller, renforçant sa capacité à absorber la pollution ou les variations de températures dues au réchauffement climatique.
"Toutes ces données montrent aussi qu'il est possible d'inverser les tendances actuelles avant qu'il ne soit trop tard", estiment les auteurs de l'étude, déplorant toutefois "que seul 1% des océans soit protégé actuellement".

Près d'un tiers des espèces marines se seraient effondrées
Pour souligner leur propos, les chercheurs rappellent qu'en 2003, c'est à dire hier, 29 % des espèces marines étaient déjà en train de s'effondrer. On parle d'effondrement lorsqu'une espèce marine a vu ses quantités pêchées réduites d'au moins 90%, faute de renouvellement suffisant.

Greenpeace, souligne dans un communiqué que " ce rapport vient renforcer nos actions contre les menaces qui pèsent sur les océans. Nous ne voulons pas d'un moratoire sur tous les océans mais la création de réserves marines, déclare Aurèle Clémencin. Ces réserves marines devront être fermées à toutes les activités industrielles extractives pour protéger les espèces mais aussi les écosystèmes qui les font vivre. A l'heure actuelle la sur-exploitation des espèces, l'utilisation de techniques de pêche destructrices pour les espèces et les écosystèmes doivent être stoppées. Il ne s'agit pas de fermer les océans à toutes les activités mais il faut s'assurer que les ressources et les services rendus à l'Homme par les écosystèmes soient stabilisés. "

Dans un communiqué, Nausicaa, le Centre national de la mer consacré à la découverte de l'environnement marin estime qu'il est encore possible de renverser la tendance et de préserver les ressources marines en les gérant de manière durable. Il note également que de nets progrès ont été accomplis récemment : nouvelle réglementation européenne concernant l'étiquetage, apparition de labels de qualité environnementale (MSC), démarches qualité entreprises par certains pêcheurs, producteurs et par certains distributeurs... qui demeurent toutefois assez imprécises quant à leur impact environnemental effectif.

La fin des produits de la mer pour 2048 ! Les enjeux
"Pauvres en matières grasses et riches en oligo-éléments, les produits de la mer sont bons pour notre santé. Pour nous, le grand éventail de leurs saveurs permet l'élaboration de plats très variés, et donc le maintien du plaisir de bien manger. Dans de nombreuses régions du monde, c'est encore dans la mer que les hommes trouvent l'essentiel des protéines indispensables à leur alimentation. Pour eux, la disparition des stocks de poissons serait synonyme de malnutrition. Pourtant, à l'instar d'une forêt, il est possible de mieux gérer la mer et ses ressources. Si on laisse dans l'océan suffisamment d'adultes reproducteurs, si on préserve suffisamment de lieux de reproduction et de pouponnières, si on pratique l'élevage sans que cela ne nuise davantage à l'environnement, bref si on préserve les équilibres, on pourra compter sur l'océan comme sur un gisement renouvelable." (Nausicaa)

Pour l'avenir des ressources marines, chacun de nos gestes compte
Toujours selon le communiqué de Nausicaa, chaque année, nous consommons, en France, 850 000 tonnes de produits de la Mer dont 2/3 sont importés. Nous pouvons donc agir chaque fois que nous achetons des produits de la mer :
- en diversifiant nos choix, actuellement une petite dizaine d'espèces seulement ont notre préférence - et les autres sont souvent rejetées par-dessus bord. Pour l’hiver 2006/2007, en France, nous recommandons par exemple la liste de poissons sauvages d’origine Atlantique Nord-Est suivante (par ordre de préférence décroissante) : le lieu noir, l’églefin, la sole, le hareng (source IFREMER)
- en achetant du poisson sauvage à la bonne taille, c'est-à-dire après qu'il se soit reproduit
- en respectant les périodes de reproduction
- en achetant du poisson issu de stocks encore abondants et dont la capture est autorisée
- en achetant des produits d'élevages respectueux de l'environnement (rejet ou alimentation des poissons)
- en maintenant ou en rétablissant une bonne qualité dans le milieu où vivent les poissons
- en n'achetant pas seulement des filets de poisson, mais aussi des produits qui valorisent les autres parties de l'animal : charcuteries de poisson, terrines, soupes...
- En limitant notre production de déchets qui finissent toujours par polluer les océans

En savoir plus
Partie intégrante de sa vocation d’enseignement à l'environnement, Nausicaa sensibilise ses visiteurs, depuis son ouverture en 1991, à cet enjeu à travers différentes expositions réalisées en partenariat avec les professionnels de la pêche, de la transformation des produits de la mer et l'IFREMER. Le Centre est également devenu référence pour l’accès et le sérieux de ces informations.
Le Centre organisera début décembre 2006 un débat public sur l'avenir de la consommation de produits de la mer, où interviendront des représentants des associations de consommateurs, des professionnels de la filière "pêche", des responsables de la grande distribution, des chercheurs et des chefs de cuisine (Renseignements et inscriptions en Médiathèque de Nausicaa - Tel : 03 21 30 99 99).

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info ; date originale : 15 novembre 2006, 10 h 46 - Tous droits réservés

Sur le même sujet

Actualités

1 commentaire

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar Naim Algérie - 08/07/2007, 09:39

if faut encourager l'aquaculture?????

Votre nom et lieu de résidence :

Pour éviter les abus des robots spammeurs, merci de répondre à cette question :

Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

Votre commentaire :

Tout commentaire qui spam, flood, troll, est irrespectueux, choquant, incompréhensible (style SMS), religieusement ou politiquement trop engagé, non constructif ou qui promeut des produits, services ou sites web, sera immédiatement supprimé. Toute récidive entraînera le bannissement définitif du posteur.


Haut de page ^ Offres d'emploi et CV     Livres et DVD     Associations     Communiqués     Agenda     rss Flux RSS     Partenaires

Page mise à jour le 15/11/2006  35 connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.69 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre et le développement durable
Mentions légales  |   Presse  |   Publicité  |   Contact  |   Liens et logos  |   Soutenez notre-planete.info !