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Nos sociétés ne sont pas prêtes à affronter les conséquences des changements climatiques (vidéo)

8 435 lectures / 34 commentaires02 avril 2014 ; révision : 08 avril 2014, 12 h 04

plantation mangrove TuvaluPlantation d'une mangrove à Tuvalu, une île qui risque de disparaître sous la montée des eaux
© GIEC

Les effets des changements climatiques se font déjà ressentir à l'échelle planétaire et de manière globale indique le nouveau rapport du Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'évolution du Climat (GIEC). Pire : nos sociétés ignorent en grande partie ces signes tangibles et font courir à l'humanité des risques considérables qui seront en partie irréversibles.

Le rapport, intitulé « Changements climatiques 2014 : conséquences, adaptation et vulnérabilité » a été écrit par le Groupe de travail II du GIEC qui comprend 309 auteurs coordonnateurs principaux, auteurs principaux et réviseurs représentant 70 pays qui ont cité plus de 12 000 références scientifiques reconnues. Enfin, les auteurs ont bénéficié de l'aide de 436 contributeurs et de 1729 réviseurs experts et gouvernementaux[1]. Une précision utile pour tous ceux qui croient (encore) que le GIEC est un organe dictatorial sans aucune légitimité.

Ce Volume 2 présente en détail les conséquences multiples des changements climatiques constatées à ce jour, mais également à venir. C'est également un outil d'aide à la décision pour réduire ces risques et tenter de s'adapter. Il fait suite au Volume 1 "Changement climatique 2013 : les éléments scientifiques" du 5e rapport d'évaluation. Nous vous proposons d'en découvrir les principaux enseignements, du point de vue des conséquences à attendre des changements climatiques.


Changement climatique : Publication du Rapport... par developpement-durable 

Des changements climatiques globaux

Le rapport est tout à fait clair : les effets des changements climatiques se font déjà ressentir par tous les individus (des plus riches aux plus pauvres), dans tous les secteurs, dans tous les milieux (agriculture, santé, écosystèmes terrestres et océaniques, approvisionnement en eau... ), et sur tous les continents et les océans (des petites îles aux grands continents, des tropiques aux pôles). En ce sens, les changements climatiques sont globaux et n'épargnent ni les individus, ni le vivant dans son ensemble.

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a ainsi déclaré que le rapport du GIEC "confirmait que les effets des changements climatiques causés par les humains sont déjà importants et étendus, affectant l'agriculture, la santé humaine, les écosystèmes terrestres et océaniques, les approvisionnements en eau et certaines industries."

Les principaux constats liés aux changements climatiques

  • Dans de nombreuses régions, les régimes des pluies se sont modifiés, la fonte des neiges, des glaciers et des sols gelés en permanence (permafrost) ont également altéré les systèmes hydrologiques.
  • De nombreuses espèces terrestres, aquatiques et marines ont modifié leurs activités saisonnières, leur répartition géographique, leurs trajets migratoires et leurs interactions avec les autres espèces pour s'adapter aux changements climatiques.
  • Les catastrophes naturelles récentes liées aux aléas climatiques (canicules, sécheresse, inondations, sécheresse, cyclones, feux de forêt) montrent la vulnérabilité de nos sociétés aux variabilités du climat.
  • Les risques climatiques exacerbent d'autres facteurs de stress souvent avec des conséquences négatives pour moyens de subsistance, en particulier pour les populations les plus pauvres.
  • Les conflits armés augmentent la vulnérabilité au climat des populations affectées.

Les principaux risques des changements climatiques

Les risques à venir dépendent largement de l'ampleur du réchauffement climatique. Un réchauffement croissant augmente la probabilité de conséquences graves et généralisées pouvant être surprenantes voire irréversibles.

  • Les ressources renouvelables en eau seront significativement réduites dans la plupart des régions sèches subtropicales, accroissant ainsi les tensions.
  • Une grande partie des espèces terrestres et aquatiques seront confrontées à un risque d'extinction, d'autant plus lorsqu'elles sont subissent déjà des pressions comme la destruction de leur habitat, les pollutions, les espèces invasives et la surexploitation.
  • A cause de l'augmentation du niveau des océans, les littoraux et les zones situées en dessous du niveau de la mer seront soumises à des épisodes de submersion marine, d'inondations et d'érosion.
  • La réduction de la biodiversité marine et la redistribution globale des espèces marines dans des régions sensibles accentuera les défis de la pêche et d'autres services écosystémiques dépendant des stocks de poissons.
  • Les océans continueront de s'acidifier, affectant les écosystèmes marins notamment les écosystèmes polaires et les récifs coralliens tout en perturbant les espèces marines, du phytoplancton aux plus gros animaux marins.
  • Contrairement à une idée reçue, la grande majorité des travaux menés sur les rendements agricoles dans différentes régions du monde et sur différentes cultures montrent que l'agriculture pâtira des changements climatiques. Ainsi, les impacts négatifs seront plus nombreux que les bénéfices. Les principales cultures céréalières mondiales (blé, riz et maïs) connaîtront des baisses de production dans les régions tropicales et tempérées si la température moyenne augmente de plus de 2°C. Cependant, certains endroits pourront profiter d'un climat plus chaud et développer leur agriculture.
  • Tous les aspects de la sécurité alimentaire seront potentiellement impactés par les changements climatiques : approvisionnement, utilisation, stabilité des prix. Et ce, principalement dans les régions de faible latitude.
  • Les zones urbaines seront confrontées à des défis importants : vagues de chaleur, précipitations et ruissellement extrême, inondations, pollution atmosphérique, sécheresse, pollution de l'eau. Ces risques seront aggravés dans les zones urbaines insuffisamment pourvues en équipements et infrastructures, où la pauvreté s'est installée.
  • La plupart des secteurs économiques seront dépendants des changements climatiques. Par exemple, les systèmes de climatisation seront de plus en plus sollicités, le chauffage de moins en moins. Les assurances seront de plus en plus coûteuses à mesure que les dégâts économiques des catastrophes explosent.
    Si le rapport considère que l'impact économique global est difficile à estimer, il note toutefois que les changements climatiques devraient peser sur la croissance économique, rendre plus difficiles les mesures de réduction de la pauvreté et en générer.
  • La santé humaine sera exposée à des pressions plus fortes encore, notamment dans les pays en voie de développement.
  • Si le réchauffement peut apporter des avantages pour les populations confrontées au froid, globalement sur le 21e siècle, l'ampleur et la gravité des impacts négatifs devraient l'emporter de plus en plus sur les effets positifs.
  • Les migrations des populations humaines devraient s'amplifier.
  • Les tensions géopolitiques seront exacerbées, contribuant à renforcer les mesures sécuritaires des états. De plus, les risques de conflits violents sous la forme de guerres civiles et d'affrontements entre communautés seront plus importants.

Carte mondiale des conséquences des changements climatiques

Les changements climatiques affecteront les grandes régions de manière différente en fonction de leurs caractéristiques géographiques.

carte des conséquences des changements climatiques
légendeConséquences attendues des changements climatiques
© GIEC 2014 / notre-planete.info

Nos sociétés ne sont pas prêtes à affronter les conséquences des changements climatiques

L'inertie et l'aveuglement politique de nos sociétés ont rendu les conséquences climatiques inévitables. Il y a quelques années, nous pouvions encore infléchir nos émissions massives de gaz à effet de serre, aujourd'hui il est déjà trop tard : les rejets atmosphériques ne cessent d'augmenter, scellant le destin de l'humanité.

A ce titre, le Volume 2 du GIEC indique que pour réagir face aux changements climatiques, il faut faire des choix quant aux risques courus dans un monde en évolution. La nature des risques liés aux changements climatiques est de plus en plus claire, bien que l'évolution du climat puisse continuer à produire des événements inattendus.

Selon ce rapport, les risques sont dus à la vulnérabilité (manque de préparation) et à l'exposition (populations et biens menacés), associées à des dangers (apparition de phénomènes climatiques ou de tendances). Chacun de ces trois éléments peut donner lieu à des actions intelligentes pour réduire les risques, encore faut-il avoir le courage de les prendre.

Le temps de l'adaptation

Force est de constater que l'heure est l'adaptation. D'ailleurs, de nombreux pays sont déjà confrontés aux conséquences des changements climatiques mais, selon M. Vicente Barros, coprésident du Groupe de travail II, "dans de nombreux cas, nous ne sommes pas préparés aux risques climatologiques auxquels nous faisons déjà face. Investir dans une meilleure préparation peut être payant tant à l'heure actuelle qu'à l'avenir."

C'est pourquoi, "le Secrétaire général exhorte tous les pays à agir rapidement et courageusement, à tous les niveaux, pour venir avec des annonces et des mesures ambitieuses au Sommet sur le climat le 23 septembre 2014 et à faire tous les efforts nécessaires pour arriver à un accord global légal sur le climat d'ici à 2015", a ajouté son porte-parole dans une déclaration à la presse. On se souvient encore de la débâcle du sommet mondial sur le climat de Varsovie.

Selon M. Chris Field, autre coprésident du Groupe de travail II, "une adaptation visant à réduire les risques dus aux changements climatiques commence à se produire, mais elle est axée davantage sur une réaction à des événements passés que sur une préparation à un avenir en évolution." D'après lui, "l'adaptation à l'évolution du climat n'est pas un programme exotique dont nous n'aurions pas l'expérience. Des gouvernements, des entreprises et des collectivités du monde entier acquièrent une expérience de l'adaptation. Cette expérience est un point de départ en vue de mesures d'adaptation plus audacieuses et plus ambitieuses qui prendront de l'importance à mesure que le climat et la société continueront d'évoluer."

Assez parlé du changement climatique - Le temps est venu de passer à l'action !
Animation de l'initiative climatique internationale (ICI) du ministère fédéral de l'environnement, de la protection de la nature et de la sûreté nucléaire de la république fédérale d'Allemagne (BMU), produit par l'agence allemande de coopération internationale (GIZ) en collaboration avec l'institut de de recherche sur les impacts climatiques de Potsdam (Potsdam).

Rappelons que chaque année, les grands sommets mondiaux sur le climat révèlent la frilosité d'une humanité divisée, relativement indifférente et peu consciente des risques encourus sur le long terme. Résultat : les décisions prises restent vaines, peu engageantes et clairement insuffisantes. "Les décideurs ont beaucoup de mal à convertir en termes politiques, et davantage en termes démocratiques, les nouvelles conditions qui pourtant s'imposent : vulnérabilité, précaution, réparation, résilience. Dans des milieux écologiques, le mot même « adaptation », pourtant constitutif de l'histoire des espèces et particulièrement de l'espèce humaine, suscite la méfiance, comme incarnant la renonciation à la « lutte » contre le réchauffement climatique et contre les émissions de gaz à effet de serre que l'on désigne par l'expression « atténuation ». Pourtant l'histoire de l'évolution, comme l'a montré Darwin, révèle que la faculté de survie est directement liée aux capacités d'adaptation." explique Bettina Laville, Directrice de recherche à l'IRIS.

Et même si l'on agissait enfin avec énergie et courage, "vu le réchauffement considérable dû à l'augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre, les risques vont être difficiles à gérer et même des investissements importants et soutenus dans l'adaptation auront leurs limites", s'inquiète M. Field...

Doit-on pour autant continuer de se complaire dans l'agonie destructrice de nos sociétés de consommation sans intérêt ? Nul doute que non, bien d'autres chemins peuvent conduire l'humanité à plus de bonheur et d'intelligence dans le respect d'elle-même et du vivant.

Climate Change 2014: Impacts, Adaptation and Vulnerability from IPCC WG2 on Vimeo.

Notes

  1. Working Group II Fact Sheet Climate Change 2014: Impacts, Adaptation, and Vulnerability - GIEC

Sources

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

34 commentaires

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Christian 75 le 02/04/2014, 19:23
Devinette : Quand nos chères dirigeants de ce monde, vont ils se décider enfin à prendre les décisions courageuses qui s'imposent ? Car l'iceberg se rapproche un peu plus !!alerte
René le 02/04/2014, 20:26
Christian75

Quand déciderez vous de diviser votre consommation d'énergie par trois ?alerte
MF Narbonne le 02/04/2014, 21:59
Les dirigeants de ce monde finiront par se décider à prendre des décisions courageuses quand nous les pousserons aux fesses !!! ET nous devons, tous, réduire notre consommation d'énergie. Les deux options ne s'opposent pas : elles sont indispensables et se complètent.
Nous pouvons également reconsidérer notre mode de vie à tous les niveaux : réduire les emballages, consommer au plus près des producteurs, échanger des savoir-faire, éviter le gaspillage sous toutes ses formes, etc. C'est un nouveau monde à inventer; cessons les chamailleries et retroussons nos manches. Nous pouvons le faire !alerte
Hdrass le 02/04/2014, 22:24
Seuls les changements climatiques pousseront les sociétés et leurs dirigeants a changer notre mode de consommation.
Pour l'instant seule une petite minorité serait prête à changer leur mode de vie.
En plus, beaucoup pensent : on le fait tous au niveau mondial dans la concertation, ou rien du tout...alerte
René le 02/04/2014, 23:21
MF Narbonne

L'ampleur du changement à opérer est tel qu'il est illusoire d'y croire. En gros il faudrait revenir au niveau du début des années 1950 pour que ça soit tenable. Et plus nous attendrons plus l'effort à fournir sera important.alerte
HERMET le 03/04/2014, 11:47
Faut pas rêver, les dirigeants ne changeront jamais !alerte
Hervé le 03/04/2014, 12:18
A Hermet@ Mais les dirigeants sont dans la même pétaudière que le commun des mortels et qu'ils subiront forcement les mêmes conséquences. S'ils ne bougent pas à commencer par les pays émergeants c'est que leurs conseillés techniques les préviennent que les choses ne sont pas aussi graves que veut bien l'entendre le GIEC. Vaste programme que de démontrer que le GIEC exagère!
Si c'était si simple si clair que l'on se dirige vers un suicide collectif du fait de nos comportements cela ferait belle lurette que des mesures drastiques auraient été prises par les dirigeants par peur d'y passer comme tout le monde, hors ce n'est pas le cas.alerte
Gabriel le 03/04/2014, 12:23
beaucoup en sont conscient mais la société a révélé un de nos pires défaut humain: L'Égoïsme. Cela touche toute les couches social et empêche l'être humain de pensé global. Comment donc penser que nous rèussirons a changé l'inevitable nous sommes un gros navire sans capitaine qui ce préoccupe de la couleur de son drapeau au lieu de voir quelle perd le cap.alerte
René le 03/04/2014, 13:52
hervé,

-S'ils ne bougent pas à commencer par les pays émergeants c'est que leurs conseillés techniques les préviennent que les choses ne sont pas aussi graves que veut bien l'entendre le GIEC-

Vos sources ? Spirou, Tintin ?

-Si c'était si simple si clair que l'on se dirige vers un suicide collectif du fait de nos comportements cela ferait belle lurette que des mesures drastiques auraient été prises par les dirigeants par peur d'y passer comme tout le monde, hors ce n'est pas le cas.-

Deux pas plus loin que le bout de bout de votre nez vous connaissez ? Nous ne sommes qu'au début du réchauffement (le GIEC base ses scénarios sur la fin du siècle) donc nos dirigeants n'ont guère de chance d'y passer comme vous le dites car ils seront morts avant que la situation ne devienne trop grave.alerte
Hervé le 03/04/2014, 16:51
René@ Un brin de bon sens suffit à comprendre pourquoi les dirigeants ne bougent pas, soit ils sont conseillés soit c'est leur intime conviction sinon ils agiraient. En 100ans il peut s'en passer des choses qu'on n'imagine même pas et puis c'est un peu facile de faire des supputations à si long terme pour les humains. On peut dire tout et son contraire comme le club de Rome qui annonçait en 1960 que l'on se dirigeait vers un refroidissement pour les années 2000.
Tout à fait d'accord pour agir maintenant et éviter de dégrader la planète et se comporter en vertueux par rapport aux pays émergeant mais de toute façon la transition énergétique ne se fera pas car bien trop chère. On ne peut pas aller dire à Bruxelles que l'on va faire des économies substantielles pour permettre de continuer à emprunter et en même engager des dépenses faramineuses pour la transition énergétiquealerte
René le 03/04/2014, 18:27
hervé,

-On peut dire tout et son contraire comme le club de Rome qui annonçait en 1960 que l'on se dirigeait vers un refroidissement pour les années 2000.-

Arrêtez un peu de dire n'importe quoi jamais le club de Rome n'a dit une chose pareille.

-Un brin de bon sens suffit à comprendre pourquoi les dirigeants ne bougent pas, soit ils sont conseillés soit c'est leur intime conviction sinon ils agiraient-

Non, La raison de l'inaction c'est que nous ne pouvons pas faire autrement. Notre société s'est rendue esclave des fossiles, et on va commencer à payer l'addition.alerte
Hervé le 05/04/2014, 12:11
a René@ 12. Le Club de Rome a marqué les débuts d'une politique de menaces tout azimut, car c'est toute une kyrielle de suppositions hypothétiques mais dramatiques qui nous sont arrivées par la suite : l'homme en épuisant la nature ne faisait que préluder une famine généralisée prévue pour la fin du 20 ième siècle
Une nouvelle ère glaciaire à l'horizon 2000

voir le site : http://www.pensees-publiques.parler-vrai.com/70-80-la-decennie-suicidaire/

Les prévisions du club de Rome des années 70 se sont avérées presque toutes fausses
D'ailleurs vous êtes suffisamment âgé pour vous souvenir que dans les années 70 on parlait d'un refroidissement à veniralerte
Jacques-marie MoranneJacques-marie Moranne le 05/04/2014, 12:47
De toutes façons, on glose sur les conséquences potentielles d'une évolution qui n'est pas avérée (le réchauffement prévu par le GIEC).

Attendons déjà de voir si la température repart à la hausse.alerte
René le 05/04/2014, 14:48
hervé,

1 _ Vous n'avez pas lu le rapport Meadows.

2_ L'auteur de votre site n'a pas lu le rapport Meadows.

Si vous n'avez que ce genre de sources ça ne m'étonne pas que vous nous débitiez des âneries au kilomètre.

Exemple tiré de ce torchon : "L‘alarmisme climatique du Giec avec son “réchauffement pour dans 50 ans”, qui a ensuite remplacé la variable “réchauffement” par le vocable ”changement” (afin d'englober les typhons et autres tornades),"

Le GIEC en anglais se nomme IPCC (fondé en 1988) soit : INTERNATIONAL PANEL ON CLIMATE CHANGE
Je sais que vous ne lisez pas l'anglais, mais climate change se traduit par changement climatique.

Monsieur Moranne,


-De toutes façons, on glose sur les conséquences potentielles d'une évolution qui n'est pas avérée (le réchauffement prévu par le GIEC)-

Le réchauffement est avéré quoique vous puissiez dire. quant à votre pause elle n'existe pas.alerte
René le 05/04/2014, 14:59
hervé,

Vous devriez lire ça, ça changera de vos lectures habituelles :

http://www.fichier-pdf.fr/2011/08/29/rapport-de-meadows/rapport-de-meadows.pdfalerte
Christian 75 le 05/04/2014, 15:38
René : Par trois ? D'accord mais vous faites quoi en ce qui vous concerne ? Je suis curieux de la réponse ! Je ne souhaite que faire du bien pour la planète de mon coté !!alerte
René le 05/04/2014, 16:56
Ce que je fais ? Je n'ai pas de portable, pas de lave vaisselle, pas de sèche-linge. Je roule en hybride et je fais moins de 10000km/an (mes déplacements sont à 99% des déplacements obligés). Autrement je me déplace à pied, à vélo, en train, ou en bateau (j'ai la chance d'en avoir un à bord duquel je peux aller n'importe où sur la planète). Je ne prends pas l'avion pour le tourisme (je l'ai pris en son temps pour des motifs professionnels). Je me chauffe aux pellets et je maintiens la température de la maison à 19°. A part ça, je joue sur tous les points où je peux. J'adore les bananes mais je n'en mange que lorsque je suis dans un pays qui en produit. Je ne mange que les tomates de mon jardin (je n'ai pas mangé de tomate depuis octobre 2013).

J'achète français autant que je le peux (j'ai la chance de ne pas avoir de soucis financiers), le prix n'est pas une barrière pour moi mais je sais que de ce coté je suis un privilégié.

A part ça j'assume, je sais que ce que je fais c'est peanuts par rapport aux besoins mais je suis né dans une société dépendante des fossiles et je ne peux pas vivre autrement. Comme je ne suis pas le seul dans ce cas c'est la tout le problème.alerte
Christian 75 le 06/04/2014, 16:53
ok ! Vous donner l'exemple ! Dans ce cas j'accepte plus volontiers vos critiques maintenant !! Vous quitterez ce monde la conscience tranquille !! Moi j'ai arreter la viande rouge, je mange bio le plus souvent possible, voir végétalien parfois, je chauffe aussi à 19°, J'évite autant que possible ce qui est produit trop loin ou hors saison ! Ce qui m'ennuie car je ne peut pas en changer pour le moment faute de moyen, est que je roule en diesel !! J'aimerai vraiment un hybride ou un électrique ! Les hybrides sont ils totalement fiables ?alerte
Hervé le 07/04/2014, 19:23
René@ toujours des insultes de votre part, vous ne changez pas décidément! Si vous croyez avoir raison avec de telles méthodes lamentables vous vous trompez bougrement. Et puis vous, vos lectures c'est quoi? Des sites représentant le fanatisme écologique du catastrophisme à la mode actuellement. C'est tellement plus passionnant d'annoncer des mauvaises nouvelles et baigner dans son jus de pessimisme caractéristique de la névrose du français moyen actuel.alerte
René le 07/04/2014, 20:19
hervé,

Ne jouez pas à la vierge effarouchée on a compris quelle est votre motivation. Je ne vous insulte pas je constate, vous êtes non seulement ignorant mais de mauvaise foi et vous n'hésitez pas à colporter des mensonges.

-Et puis vous, vos lectures c'est quoi? Des sites représentant le fanatisme écologique du catastrophisme à la mode actuellement.--


La grande majorité de mes lectures est d'origine scientifique. Elles valent de loin les vôtres, excusez moi, mais sur ce point il n'y a pas photo.

Par ailleurs Meadows avait raison la situation actuelle en est la preuve, on court après un demi % de croissance et quand on l'atteint on cire au miracle. Même les Chinois commencent à avoir des problèmes et on n'est pas encore en 2030


Cadeau le rapport, vous n'aurez plus d'excuses :

http://www.donellameadows.org/wp-content/userfiles/Limits-to-Growth-digital-scan-version.pdfalerte

Jean émar le 08/04/2014, 09:20

Message supprimé par la modération le 08/04/2014 à 09:56. Motif : propos ou ton irrespectueux.

Alexandre Godignon le 08/04/2014, 17:55
Pour les politiques, s'engager dans la lutte contre le changement climatique c'est 2 choses :
1) Quelque chose qui ne semble pas primordial pour les français (le chômage et les impôts passent toujours devant et le parti vert fait toujours peu)
2) s'engager dans des réformes qui vont à l'encontre du confort des électeurs dans une optique court-termiste. Ceci implique un mécontentement et donc une non réélection.

Pour moi deux solution s'offrent à nous :
1) mettre en place une dictature "environnementale" avec son efficacité ET ses débordements et autres excès.
2) avoir un candidat qui rassemble les foules autour du changement climatique et fasse accepter les difficultés des prochaines années (voir ses opportunités)pour un futur "moins pire" ensuite.

Personnellement, je pense que la deuxième solution est la meilleur, mais l'avenir ne nous réserve-t-il pas la première ou simplement le chaos ?alerte
Christian 75 le 08/04/2014, 18:30
Alexandre, On adoptera ces mesures lorsque nous serons au bord du précipice !! Quand on sentira que notre avenir est vraiment en danger !! Pas avant !! Au info, on vient d'apprendre que les abeilles et autres insectes pollinisateurs sont très menacés ! Mais ce n'est pas pour la bio diversité que l'on en fait mais pour notre alimentation seulement !! En fait ils pourraient tous crever si on n'était pas en danger !!!alerte
Hdrass le 09/04/2014, 11:35
N'allons pas trop vite en besogne.
En vérité, nos sociétés (conditionnées par voie médiatique à un optimisme béat)ne veulent (peuvent ?) pas croire aux conséquences négatives des changements climatiques, les progrès incessants de ces derniers siècles étant pour l'instant très favorables à notre espèce...comment imaginer un revers à venir à cette médaille du progrès ?

Il serait peut-être intéressant de commencer par faire des sondages objectifs (et par pays) pour connaitre la proportion de la population qui croit ou ne croit pas aux changements climatiques. Mais au fait est-ce déjà possible ?

Christian 75,
Le problème est dans le "on", sous-entendu nos sociétés humaines, terme au fond assez vague.
Dans une vraie démocratie nous devrions être maîtres de notre destinée collective, le sommes-nous ?
Moi j'ai l'impression que nous sommes de plus en plus sous influence de dictats (Etat, Europe, etc.).
Est-il possible d'imaginer donner le pouvoir au peuple si en réalité celui-ci est au fond conditionné et manipulé.
Mais la véritable question est celle de la liberté, individuelle et collective, vaste question qui nous ramène à la philosophie, et surtout à l'éducation, base du conditionnement humain...

Ce qui est sûr c'est que collectivement, nous aurons mérités ce que nous aurons obtenu ou inversement.
Dans une société démocratique comme dans n'importe quelle autre type de société, il faut des leaders (locomotives)qui entrainent la majorité des gens.
Pour cela, les meneurs doivent plus que jamais faire preuve d'une grande intelligence individuelle puis relationnelle, ainsi que de courage, afin de convaincre les gens.
L'humain a des capacités assez incroyables...non ?

La véritable démocratie se loge dans les petits groupes humains (qui peuvent "faire taches d'huile"), jamais dans les grands ensembles.
A méditer!alerte
René le 09/04/2014, 17:27
-La véritable démocratie se loge dans les petits groupes humains-

hdrass,

Pour ce que j'ai pu en voir, dans certains petits groupes c'est plutôt le communisme (dans le sens vrai et noble du terme) qu'on trouve.alerte
Hervé le 09/04/2014, 23:25
René @ "vous êtes non seulement ignorant mais de mauvaise foi et vous n'hésitez pas à colporter des mensonges."
Du moment qu'on ne partage pas vos points de vues on dit des mensonges! Comme impartialité ça se pose là.! Et comme argument c'est très faible de dire que l'adversaire est un menteur. Vous me faite penser à Marchais ce personnage au en couleurs le permier des communiste qui souvent avait comme argument final de dire à son interlocuteur "C'est pas vrai" notamment avec Elkabache!!alerte
René le 09/04/2014, 23:57
hervé,

-Du moment qu'on ne partage pas vos points de vues on dit des mensonges-




Vous avez écrit : "Le Club de Rome a marqué les débuts d'une politique de menaces tout azimut, car c'est toute une kyrielle de suppositions hypothétiques mais dramatiques qui nous sont arrivées par la suite : l'homme en épuisant la nature ne faisait que préluder une famine généralisée prévue pour la fin du 20 ième siècle
Une nouvelle ère glaciaire à l'horizon 2000" C'est du pur mensonge je vous ai fourni le rapport Meadows, je vous mets au défi de me trouver les évènements dont vous parlez dans le rapport.

Il y a une différence entre vous et moi, je m'appuie sur du solide et du vérifiable pas sur du ragot comme vous le faites.

Vous n'êtes pas d'accord avec le diagnostic des scientifiques, ok mais avez vous un seul argument qui tienne la route (physiquement parlant) à fournir ?alerte
Hdrass le 10/04/2014, 09:23
René,

"Pour ce que j'ai pu en voir, dans certains petits groupes c'est plutôt le communisme (dans le sens vrai et noble du terme) qu'on trouve."

Tout dépend de la position géographique et de l'ancrage historique dans lequel la communauté se situe.
En France, les gens me semblent attachés à la propriété individuelle, partant de là, le communisme...

D'autre part, la démocratie consiste en des échanges allez-retour incessants entre l'échelon local et l'échelon national, la tendance politique actuelle décidée unilatéralement au niveau national de vouloir supprimer l'échelon local ou du moins regrouper de force les communautés en fonction de quotas de population, au mépris d'une entente locale, me semble constituer une grave atteinte à la démocratie, et pour faire le lien avec les changements climatiques et autres problèmes énergétiques qui nous attendent, cela me parait tout le contraire de ce qu'il faudrait faire.
Pour éviter le pire, il faudrait notamment que les populations occupent au maximum le territoire et se sédentarisent au lieu de s'agglutiner dans des villes en perdant leurs "racines".
-> voir les préconisations de bon sens de Janco, entre autres :
http://www.manicore.com/documentation/sobriete.html
http://www.manicore.com/documentation/articles/echos_sept2013_debat.html
http://www.manicore.com/documentation/decroissance.html
http://www.manicore.com/documentation/articles/decarboner_echos.htmlalerte
René le 10/04/2014, 10:25
hdrass,

quand je parle de petites communautés, je fais références aux petits groupes ethniques. En France il n'yalerte
René le 10/04/2014, 10:39
oups, parti trop vite.


En France disais je, il n'y a pas de petites communautés , nous sommes tous régis par le même système (les lois de la République). Notre système politique et économique ne pousse pas à la solidarité et chacune fait peu cas des autres. Dans les petites ethnies, le sort de chacun dépend du sort du groupe. On trouve également un vrai communisme dans les monastères où chacun œuvre non pas pour lui mais pour la communauté.

Jancovici bien qu'il dise beaucoup de choses vraies oublie deux choses, la France ce n'est pas le monde et le nucléaire n'est pas une énergie d'avenir, son discours est trop restrictif et manque de réelle objectivité. Le problème du changement climatique et celui de l'avenir de notre société industrielle est mondial et c'est pourquoi je ne me fais guère d'illusions sur l'avenir. Nos petits enfants nous maudiront.alerte
Christian 75 le 10/04/2014, 22:13
René : Là je suis tout à fait d'accord, surtout le dernier chapitre !! Plus particulièrement la dernière phrase !!alerte
Hdrass le 10/04/2014, 23:29
René,

Il y a(vait) 36000 communes et presqu'autant de clochers, communautés qui constitué le fondement de notre république, dans les petits villages tous les habitants se connaissent, la solidarité existait mais c'est vrai qu'elle tend à disparaitre avec la transformation de notre société, et ce sont justement les idéologies socialo-communistes qui sont à l'origine du système de protection social qui a fait se déplacer la solidarité familiale et locale vers la collectivité nationale, cela permis par la croissance économique liée au développement et à la consommation d'énergie, mais tout cela peut s'écrouler en assez peu de temps. Les petites ethnies dont vous parlez n'ont pas grand chose à voir avec notre histoire, moi je n'ai rien contre celles-ci mais je ne renie pas mes origines et mes racines.
Je trouve le discours de Jancovici très bien adapté à la France dans la situation où elle se trouve maintenant, c'est d'ailleurs bien essentiellement aux français qu'il s'adresse il me semble.alerte
Hdrass le 10/04/2014, 23:33
Oups, je rectifie le début de ma phrase pour clarifier.

Il y a(vait) 36000 communes et presqu'autant de clochers en France, communautés qui ont constitué le fondement de notre république,...alerte
Un pote des dinosaures ... le 07/05/2014, 00:13
Le débat semble bien être passé de "comment éviter ou limiter les effets négatifs des changements climatiques" à "comment se préparer et s'adapter aux changements climatiques inéluctables" que nous allons collectivement nous prendre en pleine figure !

Si l'on accepte effectivement que nous en sommes déjà à la deuxième approche, la question n'est plus du tout la même, tout comme la réponse et le plan d'actions à bâtir qui devient bien différent du premier.

Aucun des intervenants sur cet espace d'expressions n'est dupe du fait que nous sentons bien tous que "les carottes sont cuites" concernant la première approche et que quoi qu'on décide de faire, à compter d'aujourd'hui, compte tenu de l'inertie et de la frilosité des gouvernements à se mettre d'accord et à remettre en cause leurs modèles de consommation et de développement économique, on va bien se le prendre en pleine figure, notre "choc climatique".

Alors oui, les premières grosses conséquences vont probablement influer sur les orientations de choix de développement d'un certain nombre de nations. Ca sera déjà ça, même si cela n'empêchera pas de se prendre le mur en pleine face ! Ca ralentira au moins l'augmentation de température, qui pourra moins augmenter que cela ne pourrait être et rendre moins pire, le destin qui semble se présenter.

Il est surtout pragmatique et responsable de se projeter, aussi difficile que cela soit à accepter, dans un monde, sur une planète, qui va se prendre ses quelques degrés supplémentaires, avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer et tenter de prévoir, au mieux de nos connaissances.

Sans lâcher toutes les actions possibles de "rendre raisonnables les gouvernements", yout cela veut dire, réfléchir aux actions à entreprendre dès aujourd'hui, pour se mettre en capacité de s'adapter et tenter de vivre dans un monde devenu différent, avec probablement, moins de nourriture, plus d'événements climatiques difficiles, une distribution différentes des ressources vitales comme l'eau potable et d'inévitables mouvements de populations massifs.

Il faut réfléchir aussi à l'ampleur des catastrophes climatiques envisagées et aux inévitables adaptations ou démantèlements d'installations "sensibles", voir dangereuses, à l'image de ce qui vient de se passer au Japon, car cela aussi serait susceptible, par effet de bord, de nous précipiter dans quelque chose d'invivable à très long terme, à l'échelle de la planète.

Sans baisser les bras sur ce qu'il est encore possible de faire pour éviter ce qui s'annonce, il est raisonnable de penser à préparer "une nouvelle vie" dans "un nouveau monde".alerte

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