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L'augmentation de la population mondiale condamne des centaines de millions d'hectares de terres

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2 674 lectures / 33 commentaires06 février 2014, 12 h 02

Moissonneuse batteuse© C. Magdelaine / notre-planete.info

Jusqu'à 849 millions d'hectares de terres naturelles – quasiment la superficie du Brésil – seront sans doute dégradés d'ici à 2050 si la tendance actuelle à leur utilisation non durable se poursuit, met en garde un rapport du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). La nécessité de nourrir une population grandissante au niveau planétaire conduit à la destruction de toujours plus de savanes, prairies et forêts mondiales pour les convertir en terres agricoles.

Au niveau mondial, plus de 30 % des terres émergées sont actuellement utilisées pour l'agriculture, 10 % étant mises en culture. Entre 1961 et 2007, les terres cultivées ont progressé de 11 % et cette progression se poursuit. Résultat : la dégradation de l'environnement et la perte de biodiversité massives qui en résultent touchent, selon les estimations, 23 % des sols mondiaux.

Le rapport, intitulé « Assessing Global Land Use: Balancing Consumption with Sustainable Supply », a été établi par le Groupe d'experts international sur la gestion durable des ressources[1], consortium de 27 scientifiques de renommée internationale, de 33 administrations nationales et d'autres groupes, abrité par le PNUE.

Le Secrétaire général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du PNUE, M. Achim Steiner, a indiqué, « Au cours des 50 dernières années, le monde a été le théâtre d'un recul d'une ampleur sans précédent des services et fonctions des écosystèmes terrestres. Des forêts et des zones humides ont été converties en terres agricoles pour nourrir une population de plus en plus nombreuse ».

« Conscients du fait que la terre est une ressource finie, nous devons faire preuve d'une plus grande efficacité dans la production, la fourniture et la consommation des produits issus de la terre. Nous devons être en mesure de définir et de respecter les frontières planétaires à l'intérieur desquelles le monde peut fonctionner en toute sécurité pour sauver des millions d'hectares d'ici à 2050 », a-t-il souligné.

Le rapport met l'accent sur la nécessité de concilier consommation et production durable et les options pour y parvenir. Il s'intéresse essentiellement aux produits issus de la terre, comme le bois, les combustibles et les fibres, et décrit les méthodes devant aider les pays à déterminer si leurs niveaux de consommation dépassent les capacités d'approvisionnement durable.
Il fait également la distinction entre expansion brute et nette des terres cultivées.

Si l'expansion nette est induite par la demande croissante de biomasse alimentaire et non alimentaire – qui progresse plus vite que les rendements –, l'expansion brute tient compte du déplacement des terres agricoles vers d'autres zones en raison des pertes dues à une grave dégradation.
Dans un scénario sans changement, l'expansion nette des terres agricoles se situera entre 120 et 500 millions d'hectares d'ici à 2050.

Le passage à des régimes plus riches en protéines dans les pays en développement et une plus grande demande de biocarburants et de biomatériaux, surtout dans les pays développés, augmentent la demande de terres.

Un niveau de consommation soutenable

Le rapport s'efforce de répondre à la question de savoir combien de terres supplémentaires peuvent encore être utilisées pour répondre à la demande croissante de biomasse alimentaire et non alimentaire, tout en maintenant à un niveau tolérable les conséquences des changements dans l'utilisation des sols (par exemple, la déforestation) ?

La hausse des revenus, associée à l'urbanisation, entraîne un changement des régimes alimentaires et augmente la demande de terres dans une telle mesure que ce changement pourrait bientôt dépasser l'accroissement de la population en tant que principal déterminant de la superficie des terres nécessaires pour la production alimentaire.

Face à ces enjeux, entre autres, le Groupe d'experts international sur la gestion durable des ressources utilise le concept d'« espace de fonctionnement sécurisé » comme point de départ pour comprendre jusqu'où l'utilisation des terres peut augmenter avant que le risque de dommages irréversibles – en particulier par la voie de l'appauvrissement de la biodiversité, du rejet de dioxyde de carbone, de la perturbation des cycles de l'eau et des nutriments et de la perte des sols fertiles – ne devienne inacceptable.

Le rapport indique que, pour atteindre l'objectif visant à freiner la perte mondiale de biodiversité d'ici à 2020, l'expansion des terres cultivées, déterminant essentiel de cette perte, devra être stoppée.

En utilisant le concept d'espace de fonctionnement sécurisé, il calcule que la superficie mondiale de terres cultivées disponible pour répondre à la demande pourrait en toute sécurité s'accroître de près de 1 640 millions d'hectares. Dans un scénario sans changement, le rapport prévient que la demande attendue de terres au niveau mondial d'ici à 2050 dépassera cet espace de fonctionnement sécurisé.

À titre d'objectif intérimaire, le rapport propose que 0,20 hectare (1 970 m2) de terres cultivées soit consacré par personne à la consommation d'ici à 2030.

Le suivi de l'utilisation des terres au niveau mondial par les pays et les régions pour couvrir leur consommation intérieure permet de déterminer la mesure dans laquelle ils sont ou non sortis de leur espace de fonctionnement sécurisé.

Pour l'Union européenne, par exemple, 0,31 hectare était requis par personne en 2007. C'est un quart de plus que la superficie disponible dans les pays de l'UE, un tiers de plus que la superficie de terres cultivées disponible par personne au niveau mondial en 2007 et sensiblement plus que l'objectif d'un espace de fonctionnement sécurisé de 0,20 par personne pour 2030.

Le rapport souligne que les problèmes auxquels le monde est confronté tiennent essentiellement à des niveaux de consommation non viables et disproportionnés, alors que, dans les pays à forte consommation, seulement quelques instruments d'action visent à lutter contre les habitudes de consommation excessive et les structures qui les encouragent.

En outre, avec une population mondiale en expansion et une tendance mondiale à l'urbanisation, jusqu'à 5 % des ressources foncières mondiales (d'environ 15 milliards d'hectares) devraient être couverts par des zones bâties d'ici à 2050.

Dans nombre de cas, les zones bâties s'étendent au détriment des terres agricoles et celles-ci s'étendent au détriment des prairies, des savanes et des forêts, notamment dans les régions tropicales.

Par ailleurs, au cours des cinq dernières décennies, le rythme moyen de la déforestation a été de 13 millions d'hectares environ par an.

Réduire la demande de terres

Si la progression du rendement agricole moyen se ralentit au niveau mondial, les possibilités d'accroître la productivité dans les régions où les rendements sont à la traîne, comme l'Afrique subsaharienne, semblent prometteuses.

Le renforcement des capacités nécessaires pour tirer parti des meilleures pratiques de gestion, l'intégration du savoir-faire scientifique et local et l'investissement dans la réhabilitation des sols dégradés offrent un fort potentiel de maximisation des rendements.

Dans les régions grandes consommatrices, une utilisation plus efficiente et équitable des produits issus de la terre est requise.

Jusqu'à 319 millions d'hectares de terres pourront être sauvés d'ici à 2050, si le monde applique un ensemble de mesures destinées à maintenir l'expansion des terres cultivées dans l'espace sécurisé de fonctionnement. Parmi ces mesures figurent les suivantes :

  • Améliorer la gestion foncière et la planification de l'utilisation des terres afin de réduire le plus possible l'expansion de zones bâties sur des sols fertiles ;
  • Investir dans la remise en état des terres dégradées ;
  • Améliorer les pratiques de production afin que l'agriculture intensive puisse se développer de manière écologiquement et socialement acceptable ;
  • Suivre l'évolution de la superficie des terres dont les pays ont besoin au niveau mondial pour faire face à la consommation totale de produits agricoles, afin de permettre des comparaisons avec la moyenne mondiale et les capacités d'approvisionnement durable et de mettre en évidence les conséquences sur les politiques sectorielles ;
  • Réduire les déchets alimentaires et passer à des régimes comportant davantage de légumes ;
  • Réduire les subventions aux cultures énergétiques – notamment en diminuant et en éliminant les quotas de biocarburants dans les pays consommateurs.

Autres conclusions du rapport

  • Plus de la moitié des engrais azotés synthétiques jamais produits ont été utilisés dans les 25 dernières années.
  • En 2005, les 10 plus grandes entreprises productrices de semences contrôlaient la moitié de toutes les ventes commerciales de semences ; les cinq premières entreprises productrices de céréales contrôlaient 75 % du marché et les 10 principaux fabricants de pesticides fournissaient 84 % des pesticides.
  • Le commerce agricole international a été multiplié par dix depuis les années 60.
  • La mondialisation du commerce agricole se caractérise par une forte concentration de la filière agroalimentaire, une hausse rapide de la part des ventes alimentaires de détail par les chaînes de supermarchés et une progression du commerce de produits alimentaires, engrais et pesticides.
  • Les prix alimentaires restent inférieurs à leur pic de 2008, mais sont plus élevés qu'avant la crise dans nombre de pays en développement.

Vers une utilisation plus durable des terres

Le rapport contient plusieurs recommandations intersectorielles qui, appliquées ensemble, pourraient contribuer à limiter l'expansion brute des terres cultivées à 8-37 % d'ici à 2050, permettant au monde de rester dans son espace de fonctionnement sécurisé. On citera notamment les suivantes :

  • Amélioration des systèmes d'information, notamment pour suivre l'utilisation des terres nationales et l'utilisation des terres à l'étranger pour la production et la consommation nationales ;
  • Planification de l'utilisation des terres pour empêcher que les terres cultivées n'empiètent sur des zones naturelles de grande valeur et faire obstacle à l'extension des zones bâties sur les sols fertiles ;
  • Harmonisation des politiques dans les domaines de la sécurité alimentaire, de l'énergie, du développement rural et de l'activité industrielle par le biais de programmes macroéconomiques pour la gestion durable des ressources ;
  • Utilisation d'instruments économiques pour générer une offre et une demande durables, par exemple une approche de l'« aide à la durabilité » pour encourager la productivité des sols à long terme ;
  • Ciblage de l'investissement public sur les besoins des petits exploitants pour améliorer la sécurité alimentaire et les conditions de vie dans les zones rurales.

Notes

  1. Le Groupe d'experts international sur la gestion durable des ressources a été créé en 2007 pour établir des évaluations scientifiques indépendantes, cohérentes et faisant autorité sur l'utilisation durable des ressources naturelles et l'impact sur l'environnement de l'utilisation des ressources tout au long de leur cycle de vie. En fournissant des informations à jour et les meilleures données scientifiques disponibles, le Groupe d'experts international contribue à une meilleure compréhension des moyens de dissocier le développement humain et la croissance économique de la dégradation de l'environnement. Les informations figurant dans les rapports qu'il établit visent à être pertinentes pour l'action des pouvoirs publics, à contribuer au cadrage des politiques et à la planification des programmes et des politiques et à permettre l'évaluation et le suivi de l'efficacité des politiques.

Auteur

Programme des Nations Unies pour l'Environnement

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

33 commentaires

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Commentaires 1 à 25 sur 33

avatar Julia Molet - 06/02/2014, 12:29

On peut faire autant de rapport que l'on veut , on ne fera pas grand chose pour l'amélioration de l'environnement malgré que la taille de l'Humanité augmente c'est l'interêt économique qui prime sur le reste regardez en France les verts non pas de temps de parole dites combien de fois les verts ont fait une conférence de presse devant les médias . Je suis pas très écolo mais je pense que c'est bien de penser à la planète de temps en temps au lieu de jouer les égoïstes .alerte

avatar Christophe Magdelaine - 06/02/2014, 12:39

Vous n'avez pas tort Julia, les rapports se succèdent, toujours plus alarmants et la situation ne cesse de se dégrader. Du coup, on peut se poser de sérieuses questions sur l'intelligence collective de l'Homme.
Concernant Les Verts, le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils ne font pas honneur à l'écologie politique.alerte

avatar Jean Weber - 06/02/2014, 14:25

Le titre de cet article est d'une hypocrisie sans nom

Il faut rappeler que la mission du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) est de coordonner les activités des Nations Unies dans le domaine de l'environnement.
Faut-il rappeler que parmi les instituts spécialisés des Nations Unies se trouvent :
- Le Fonds Monétaire International (FMI)
- La Banque Mondiale
Alors bien sur c'est l'augmentation de la population mondiale qui condamne des centaines de millions d'hectares de terres.
Evidemment, le fait que promouvoir une économie basée sur le prêt à intérêt soit liée à une augmentation continue de la croissance et de la consommation est complètement passé sous silence.
J'ai expliqué le lien entre croissance et prêt à intérêts ici : http://www.notre-planete.info/actualites/3939-croissance-demographique-degradation-terres

Le titre de cet article est un exemple type de greenwashing par omission.

Par exemple la Banque Mondiale qui est une institution capitaliste pousse les pays à réformer le modèle de retraite par répartition au profit d'un modèle par capitalisation.
http://siteresources.worldbank.org/SOCIALPROTECTION/Resources/SP-Discussion-papers/Pensions-DP/9807French.pdf

Ceci a pour effet d' encore augmenter le chiffre déjà astronomique de 20 000 milliards de dollards ( http://en.wikipedia.org/wiki/Pension_fund) des fonds de pensions qui doivent produire de l'intérêt.

Alors que l'on sait très bien que ce sont les fonds de pensions qui contribuent grandement à l'accaparement des terres (Ben oui, il faut nourrir les retraités ET produire de l'intérêt, alors qu'un système de retraites par répartition ne produit pas d'intérêts)
Exemple parmi des centaines d'autres : http://survie.org/bpem/article/accaparement-de-terres-anatomie-d

En outre, la photo que l'on retrouve sous le titre a été prise dans une plantation d'Acacia mangium en 2002 destinée à la production de pâte à papier (Je le sais précisément car j'en suis l'auteur et que je l'ai publiée dans le cadre d'un article qui dénonce l'usure !). Pour vous faire une idée du rôle de la Banque Mondiale du FMI en ce qui concerne ces plantations, je vous copie des extraits de l'article suivant http://www.cifor.org/publications/pdf_files/Books/BKanninen0901F.pdf encadré 5 page 24

Je cite:

« Lorsque la roupie indonésienne a baissé face au dollar US en 1997 et 1998, les entreprises de transformation du bois tournées vers l'exportation étaient incapables d'assurer le service de la dette auprès des institutions financières internationales, notamment des banques… Pour empêcher l'effondrement du système bancaire et du secteur réel suite à la crise financière, le Gouvernement de l'Indonésie, avec l'appui du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, a créé l'Indonesian Bank Restructuring Agency (IBRA) pour encadrer la recapitalisation du secteur bancaire en déclin du pays….L'IBRA était une agence puissante dotée d'un pouvoir juridique pour veiller à ce que les actifs qu'elle gère aient des rendements financiers maximums. … En réponse au plaidoyer de la communauté Internationale des bailleurs, le gouvernement s'est engagé à lier le processus de restructuration de la dette de l'IBRA et les sommes radiées à la réduction de la capacité de transformation de l'industrie de la forêt. Si cette politique avait été appliquée, un grand nombre d'entreprises de pâte et de papier d'Indonésie et d'autres conglomérats forestiers auraient du réduire leur capacité de sciage à un niveau qui aurait pu être soutenu par une offre durable de bois d'œuvre.

Malheureusement, la politique de gestion de la dette suivie par le gouvernement indonésien, et appuyée par le FMI et la Banque mondiale, a encouragé un relâchement rapide du contrôle des industries dîtes « stratégiques » notamment les entreprises forestières, de pâte et de papier. Les dettes de ces entreprises étaient souvent vendues à près de 20 % de leur valeur comptable totale, sans imposer d'exigences pour réduire leurs capacités de sciage. En résultat, les entreprises renflouées par des fonds publics ont pu poursuivre et dans certains cas, développer leurs opérations non viables. »

Alors on vient coller une photo de destruction de forêts primaires pour la production de pâte à papier sur planète info avec un gros titre disant que c'est lié à l'augmentation de la population mondiale. De qui se moque-t-on ?alerte

avatar Simone Kirk membre premium - 06/02/2014, 14:33

la limitation des naissances est un sujet sensible, mais il faudra y venir un jour...alerte

avatar Christophe Magdelaine - 06/02/2014, 14:52

Jean : j'ai remplacé l'image par une plus appropriée à l'article, toutes mes excuses.
Votre argumentaire est tout à fait recevable mais l'extension des terres agricoles pour nourrir la population mondiale (avec de plus en plus de produits carnés) et pour faire rouler les bagnoles est aussi une réalité.alerte

avatar Carole Tessier - 06/02/2014, 15:01

C'est vrai que c'est un sujet très sensible. Mais c'est aussi purement mathématique. La Planète a une surface finie. On ne peut pas continuer à se reproduire indéfiniment sans en payer les conséquences. Plus de monde = plus de "besoins" = plus d'emprise au sol pour satisfaire ces besoins = moins de place...
Alors, on a inventé les étages. Au lieu de prendre de l'espace horizontal, on le prend vertical. Ou alors on construit dans des endroits improbables (pilotis, bords de mer, montagne), on défie sans cesse les lois de la nature et on se plaint quand la nature réagit...
Depuis le 1er janvier, il y a eu 13 millions de naissances et 5 millions de décès. La population ne cesse de croitre alors que des tas de gens souffrent de famine, malnutrtion, n'ont pas accès à l'eau potable. Il y a 202 millions de chomeurs à la surface de la planète (repertoriés). Des enfants travaillent au lieu d'aller à l'école à l'autre bout de la planète alors que dans nos pays occidentaux nos enfants sont scotchés devant cette ignoble télé en rechignant à mettre leur cartable sur le dos. Sauf peut être pour montrer au copain la dernière paire de baskets achetées, fabriquées par ces mêmes gamins à l'autre bout du monde.
On échange des joueurs de football pour des 100 ène de milliards d'euros et on est pas foutu de construire des stations d'épuration dans des pays qui en ont besoin.
Le monde va vraiment mal, et je me demande vraiment si c'est raisonnable de faire des enfants, même un seul, pour lui offrir quoi? La planète dans un état lamentable.alerte

avatar René - 06/02/2014, 15:20

Carole Tessier,

Avez vous déjà pensé au fait que votre/notre mode de vie est à l'origine de ces problèmes. Comparez votre consommation avec celle du paysan andin ou le berger mongol et vous commencerez à comprendre ? Avez vous déjà pensé que votre/notre système de société est à l'origine des problèmes des pays dits non développés ? Avez vous déjà pensé que vous/nous vivez/vivons dans une société basée sur l'artificiel et l'inutile en matière de besoins essentiels ?

La prétendue surpopulation due à un excès de naissances est un argument fallacieux et mensonger.alerte

avatar Christophe Magdelaine - 06/02/2014, 15:34

René, en théorie, vous avez raison, mais en pratique non.
Aujourd'hui, une grande majorité de la population aspire à vivre comme nous, par conséquent, la question demographique se pose. C'est mathématique.
Si la raison l'emportait sur l'irresponsabilité de nos modes de vie, nous serions d'accord, mais ce n'est malheureusement pas le cas.
Faute de pouvoir jouer sur la consommation, c'est la régulation des populations qui se fera, par l'équilibre naturel.alerte

avatar Jean émar - 06/02/2014, 16:07

pour nourrir la population mondiale (avec de plus en plus de produits carnés)

oui aussi, la viande comme le reste a déguster avec modération (peu mais bon)

ne pas oublier non plus les agro carburants, les légumes pour végétariens notamment en Afrique, le mais avec tout ces dérivés, amidon pour les colles a carton, sac plastique, Les hydrolysas de glucose dérivés de l'amidon pour les médoc,pour la fabrication des lessives des détergents, des produits anticalcaire, pour la fabrication des moules de fonderie, isolation thermique ou phonique, combustible, litière pour chat, éthanol, amorce pour la pèche,
je vous fais grâce des produits dérivé du soja alimentaire ou non




mais a coté de chez moi l'herbe a été remplacé par du béton et les vaches par des voitures, sincèrement je préfère les vaches (faite moi grâce du pet des vaches svp)alerte

avatar Carole Tessier - 06/02/2014, 16:12

René

J'y ai pensé, merci, c'est d'ailleur pourquoi j'ai un mode de vie assez particulier en comparaison des gens du même âge que moi.
Et tout comme Christophe, je pense qu'il faut agir sur la régulation des populations car trop peu seraient prêt à renoncer à leur "confort".alerte

avatar Christian Bauloy - 06/02/2014, 19:52

Seul la décroissance va sauver la planète et l'humanité !! Pas autre chose !!! Les rapports alarmiste vont se succéder comme les records de température !!!alerte

avatar décroissons - 06/02/2014, 20:36

moins de naissances et une meilleure consommation pour une planète vivante.alerte

avatar Machue - 06/02/2014, 21:54

Stop à la consommation de l'alimentation à l'huile de palme , de la viande à saciété , aux produits qui prennent l'avion , aux transports à outrance consommateurs d'éthanol , etc ... Mangeons responsables ... Y'en a déjà pas mal qui le font et ne disons pas n'importe quoi ! MERCIalerte

avatar Jean émar - 06/02/2014, 22:39

vous êtes vraiment branché bouffe

arrêter le délire, la planète peut nourrir 15 milliards d'être humain, c'est le reste qui déconne. avec le gâchis de nourriture 50% +- c'est possible mais loger, habiller, transporter, chauffer, climatiser, donner du travail et dépolluer c'est la le vrais problème.


Avec les conditions actuelles, on peut en nourrir facilement 15 milliards et avec des progrès on arriverait à 30, 35 milliards.
La vraie question n'est pas combien la terre peut-elle nourrir d'hommes, mais combien la terre peut-elle supporter d'hommes ?

Albert Jacquardalerte

avatar Jean Weber - 07/02/2014, 03:22

Je cite:
« René, en théorie, vous avez raison, mais en pratique non. Aujourd'hui, une grande majorité de la population aspire à vivre comme nous, par conséquent, la question demographique se pose. C'est mathématique. »

Christophe,

Votre raisonnement mathématique omet des facteurs.

0,7 % de la population détient 41 % des richesses et 68.7% se contente de 3%
https://publications.credit-suisse.com/tasks/render/file/?fileID=BCDB1364-A105-0560-1332EC9100FF5C83


Si ceux qui sont au haut de la pyramide de l'usure vivaient du fruit de leur travail ils ne seraient pas plus riches ceux du bas de la pyramide. Dans ce cas il n'y aurait plus une majorité de la population (le bas de la pyramide) qui aspirerait à vivre comme le haut de la pyramide. Ca aussi c'est mathématique !

Le contrat d'usure est à l'origine d'une distribution pyramidale des richesses par définition, c'est un système de Ponzi. Le prétexte de vouloir sortir les gens de la pauvreté dans un tel système n'a que pour effet de faire grossir la pyramide, c'est de l'arnaque. Le FMI et la Banque Mondiale veulent que tout le monde soit employé dans la chaine de Ponzi. Notre seul horizon est de faire grossir la pyramide en vendant toujours plus de « tupperware, tablettes, voitures… ». Notre survie (dépendante de notre système économique) est ainsi liée à la croissance continue.

Evidemment personne ne nie que le nombre de personnes ne soit aussi un facteur. Mais les chiffres montrent que là où il y a une sécurité sociale correcte on observe une transition démographique (diminution de la population, les retraités n'ont pas besoin d'enfants pour leur survie, la régulation se fait au niveau national). Or le FMI et la Banque Mondiale poussent à ce que cette sécurité sociale soit liée non pas à de la répartition mais à de la capitalisation individuelle génératrice d'intérêts pour les banques. Ceci a pour effet de forcer la croissance et ne résout pas le problème pour la base de la pyramide qui ne peut pas capitaliser (car il n'y a pas de base plus pauvre pour payer les intérêts). Cette base dépend alors non plus de solidarités nationales mais du nombre de ses enfants pour sa survie.

Pourquoi Christophe, les médias, dont planète info, parlent-ils toujours du facteur population et jamais du facteur croissance obligatoire due à l'usure ?
Tant qu'il ya mutisme sur ce second aspect, on peut considérer la PNUE comme un organe de propagande et de greenwashing pour la politique du FMI et la Banque Mondiale.alerte

avatar Christophe Magdelaine - 07/02/2014, 09:34

Jean, on peut très bien vivre sans crédits et de manière irresponsable. Dans les pays dits "développés", aujourd'hui, il n'y a nul besoin d'être riche pour dégrader l'environnement, c'est tout le problème de la consommation de masse. Et paradoxalement, nombre des plus pauvres sont les plus gros consommateurs de tout et n'importe quoi.
Combien de personnes sacrifient leur santé et leur environnement pour acheter des gadgets ?
Je suis souvent étonné de voir que nombre de personnes qui font la manche en France sont mieux habillés que moi (vêtements de marque...)
D'ailleurs cela est aussi vrai dans certains pays plus pauvres : c'est étonnant comme ils sont bien équipés en smartphones, alors qu'ils vivent en guenille (vous avez dû le constater en Indonésie).
Le marché mondial est ravi d'accueillir des dizaines de millions de nouveaux consommateurs chaque année, notre support de vie, bien moins.

Après, je partage votre point de vue sur cette croissance boulimique entretenue par l'usure : vous avez d'ailleurs eu l'occasion de vous exprimer sur ce sujet. Vous êtes toujours le bienvenu si vous souhaitez le développer de nouveau.alerte

avatar René - 07/02/2014, 11:07

Christophe,

-Aujourd'hui, une grande majorité de la population aspire à vivre comme nous, par conséquent, la question demographique se pose. C'est mathématique.-

D'une part c'est faux et d'autre part la question démographique ne se pose pas
Je prends pour exemple le japon et l'Allemagne où la population est en régression.La France ne va pas tarder à suivre une fois que les gens issus du babyboom (dont je fais partie) auront débarrassé le plancher. L'allongement de la durée de vie va décrôitre et l'espérance de vie va décliner (elle a commencé aux Etats-Unis.

-Faute de pouvoir jouer sur la consommation, c'est la régulation des populations qui se fera, par l'équilibre naturel.-

La régulation de la population ne peut pas se faire par la limitation des naissances, les Chinois en font l'amère expérience. L'équilibre naturel se fait toujours par l'élimination des vieux et des faibles l'homme ne fait pas exception, tout comme il a pratiqué la sélection artificielle il allonge la durée de vie de manière artificielle.

Pour info, le blé que l'homme plante serait perdu s'il n'était pas récolté, il ne se reproduirait pas.

Lalerte

avatar Christophe Magdelaine - 07/02/2014, 11:47

René, vous dites de manière lapidaire "c'est faux" mais vous n'expliquez pas pourquoi.
Aujourd'hui la démocratisation de la consommation de masse et l'élargissement du marché mondial aux populations pauvres (hier isolées) est une réalité, c'est un constat, que vous le partagiez ou pas. Par conséquent, les consommateurs sont de plus en plus nombreux et avec des besoins qui (malheureusement) se rapprochent des nôtres.
Donc je me répète, je ne vois pas comment on peut sortir de cette logique. Vous pensez peut-être qu'on va éduquer chaque nouveau consommateur en lui expliquant qu'il faut qu'il fasse attention à son environnement ? On y arrive déjà pas en France avec des personnes qui ont fait des études...

Enfin, je parle de régulation naturelle, comme les biologistes l'entendent. Je ne doute pas un instant que la population mondiale sera régulée par des pandémies, des catastrophes majeures, voire l'effondrement de nos civilisations... Vous parlez de politiques anti-natalistes, mais vous me prêtez des mots que je n'ai pas écrit.alerte

avatar Jean émar - 07/02/2014, 11:54

je rebondis sur le dernier message de Christophe

c'est très vrais ce que vous dite, je suis bien placé pour le savoir,
on nous rabats les oreilles avec la pauvreté qui grandis dans notre pays dixit les associations caritative

ce qu'ils oublis de dirent c'est que nombre des bénéficiaires n'on rien a faire dans les files d'attente de ces associations, et que la plus plus par des demandeurs fument des cigarettes a 7€ le paquet et toute la famille ce balade avec le smartphone dernier sorti en bandoulière , (sans parler des 4x4 Mercedes ou autre sur le parking)
et je passe les fruits et légumes que l'on retrouve sur les pelouses environnante car ils ne veulent pas cuisiner, seul l'épicerie et les bons d'achat les intéressentalerte

avatar René - 07/02/2014, 22:44

Christophe

-Aujourd'hui la démocratisation de la consommation de masse et l'élargissement du marché mondial aux populations pauvres (hier isolées) est une réalité,-

Non, c'est en réalité très faible, la principale raison étant l'accès à l'énergie. Si vous prenez le cas de la Chine par exemple c'est à peine un tiers de la population qui a accès à cette énergie et donc aux biens de consommations. C'est la même chose pour l'Inde et le Brésil.

Quant à l'accès à l'énergie il va se faire de plus en plus difficile et celle-ci sera définitivement hors d'atteinte pour les deux tiers de la population mondiale, nous par contre devrons apprendre à nous serrer la ceinture :

http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/11/18/tout-va-bien-le-peak-oil-est-atteint-dit-lagence-internationale-de-lenergie/alerte

avatar Jean Weber - 08/02/2014, 09:28

Merci Christophe pour votre invitation. Dans les prochains mois je suis très pris mais j'y songe.

Sinon, je souhaite remarquer que votre affirmation « on peut très bien vivre sans crédits et de manière irresponsable » sous-entend que faire un crédit soit un choix consenti.

Or, si le contrat d'usure se généralise, un tel choix ne sera plus possible.

- En Europe, on est obligé d'avoir son argent à la banque (l'organisation est telle que si on retire notre argent ce sera le chaos). L'employé de la Deutsche Bank ou BNP ou autre va choisir le placement qui rapport le plus comme par exemple l'industrie du papier, le biodiesel… Si cela part en sucette les états remboursent. C'est ainsi que l'Indonésie à, avec l'appui de FMI et de la Banque Mondiale, par exemple renfloué des entreprises de sciage non viables sur des fonds publics qui manquent pourtant cruellement aux écoles et hôpitaux.

- En France et depuis 1973, l'état doit emprunter aux banques pour ses financements. Alors qu'avant les investissements comme par exemple la création des Centres Hospitaliers Universitaires ne généraient aucun intérêt. Aujourd'hui un des premiers objectifs nationaux, avant l'environnement, est le AAA.

- Dans de nombreux pays et sous l'impulsion du FMI et de la Banque Mondiale la retraite par répartition se voit remplacée par la retraite par capitalisation.

- Dans de nombreux pays les étudiants sont obligés de s'endetter lourdement. Seul leur emploi à l'industrie leur permettra de rembourser les dettes.

- Dans de nombreux pays la seule institution qui donne un revenu est l'emploi. Education, travail, et génie humain ont donc le même objectif : augmenter l'intérêt de l'employeur sous peine que celui-ci ne disparaisse.

- Les actions pour l'environnement ne sont possibles que s'ils génèrent de l'intérêt pour un financier. La PNUE parle maintenant de « croissance verte » et de lutte contre la pauvreté. Il y a bien un moment ou il faut s'assoir, réfléchir, et comprendre que le microcrédit, ce n'est pas lutter contre la pauvreté mais prélever un intérêt sur un développement. Dans beaucoup de pays le développement reste synonyme de chasser des autochtones qui n'ont rien demandé et de raser la forêt.

Etc.

L'usure n'est donc pas un choix de vie personnel mais s'impose progressivement à nous. Si nous n'identifions pas l'usure et ses effets pervers nous ne serons bientôt plus irresponsables par choix mais par obligation ! C'est cela le vrai danger, le courtier de banque qui ratiboise toute une région en plaçant notre argent ne fait que son boulot. Par contre dans un système sans usure, le pouvoir de notre irresponsabilité est individuel et se limite vite à celui que permet notre travail personnel lui-même autorégulé par une propension toute humaine à être paresseux.alerte

avatar marie jeanne jourdan - 08/02/2014, 23:02

En suivant le découpage civilisationnel de Huntington (occidentale, islamique, africaine, orthodoxe...)On s'aperçoit que l'occident représentait plus de 44°/° de la population mondiale en 1900, 20°/° en 1920, 11,7 en 2010, à égalité avec la civilisation africaine(sous saharienne)mais avec un fort taux de croissance, alors qu'une forte décroissance occidentale existe depuis 1990. La civilisation islamique est passée de 4,2°/°en 1900, à 17,9)°/° en 2010. Pourtant, malgré ce "déficit" relatif, la France connait encore un très fort accroissement malgré la baisse de la natalité par rapport aux années avant 1911 et la stagnation liée aux deux guerres mondiales(voirhttp://www.population-demographie.org/pdf/Population_France_depuis_1801.pdf)
Pour lutter contre la déforestation en Afrique, gagner des terres agricoles, économiser en zone occidentale énergivore(civilisation industrielle et rigueur du climat, il faudrait:
- préserver les bonnes terres agricoles en Europe,grignotées par l'urbanisation et les zones industrielles, augmenter ainsi la capacité céréalière, exporter vers l'Afrique qui en revanche bénéficie de bonne ressource solaire ou biomasse fermentable donc industrialiser et exporter vers l'Europe car l'industrie prendrait moins de surface que l'agriculture sur la forêt ou savane.Si ces complexes industrielo - solaire sont en zone peu ou pas peuplée(désert)adaptation travail: 6 mois travail 6j/7, 6 mois de repos.
Mais soutenir le développement sous condition du contrôle urgent des naissances partout: à 4 par femme(puis stérilet ou stérilisation), 2 si migrants 1er génération, 3 dans les villes polluées.alerte

avatar Jean émar - 08/02/2014, 23:51

si on stérilisait les cons pour commencer ça serait une bonne avancéalerte

avatar Christian Bauloy - 09/02/2014, 19:46

Excellente idée Jean émar !! çà ferait au moins 5 ou 6 milliard en moins façile !!alerte

avatar Jean émar - 09/02/2014, 22:32

pour moi c'est trop tard je me suis déjà reproduit :-)


jean Weber a tout compris, vision on ne peut plus réalistealerte

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Vous êtes un humain ? Prouvez-le ! Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

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